UESHIBA Morihei est né à Tanabé en 1883 et est le fondateur de l'aïkido.
De constitution frêle et fragile, le jeune Morihei se lança dans la pratique des arts martiaux afin de s'endurcir. C'est dans cette optique qu'il découvrit plusieurs écoles de bujutsu (arts martiaux japonais) qu'il s'efforça d'étudier sous la direction de professeurs réputés.
Il en ressortira d'ailleurs au bout de plusieurs années avec un haut de niveau de maîtrise dans différents arts.
1904, il participe à la guerre russo-japonaise et s'y illustre dans le maniement du juken-jutsu ('art du combat à la baïonnette).
1911, il s'installe sur l'île d'Hokkaido lors d'une mission de colonisation et aide à la fondation du village de Shirataki. Il y rencontre le maître TAKEDA Sokaku qui lui enseigna ses techniques. Son école, le daïto-ryu aikijujutsu servira de corpus de base à la création de l’aïkido.
1919, son père est gravement malade et il décide de rentrer à Tanabé. En chemin, il fait la rencontre de DEGUCHI Onisaburo,
dirigeant du groupe shinto Omoto-Kyo. Cette rencontre le marquera profondément.
1920, son père décède peu de temps avant l'arrivée du fondateur. Il décida de s'installer dans le temple du groupe Omoto à Ayabé et d'y enseigner le Daito ryu suite aux conseils de DEGUCHI aux membres du groupe.
1924, Maître UESHIBA décide de partir avec le révérend DEGUCHI et quelques autres en Mongolie et échappe à l'exécution. Il est rapatrié au Japon en 1925.
1927, le prince Shimazu lui prête une salle afin d'y fonder un dojo à Tokyo.
1931, Morihei fonde le dojo Kobukai puis suite à la 2de Guerre Mondiale, il se retire à la campagne à Iwama, vivant de l'agriculture et enseignant les arts martiaux.
1942, le nom aïkido est enregistré au ministère japonais et à la Daï Nippon Butokukaï (litt. Association des arts martiaux du Grand Japon) par HARAÏ Minoru, élève de O'senseï.
1948, après la levée de l'interdiction des arts martiaux par les américains, le Kobukai prend le nom de Zaidan Hojin Aïkikai le 9 février.
1961, Maître UESHIBA se rend à Hawaï avec pour assistant Maître TAMURA Nobuyoshi.
L'aïkido s'exporte déjà à travers le monde grâce aux élèves du fondateur.
1969, UESHIBA Morihei s'éteint des suites d'un cancer le 26 avril.
Le parcours d'André Guillon Sensei (1942 - 2024) est celui d'un pionnier et d'un bâtisseur, dont l'influence a profondément marqué le développement de l'Aïkido en France et la voie de nombreux pratiquants, y compris celle du fondateur de Kanbukan Aïkido.
Né en Savoie, André Guillon débute l'Aïkido en 1959, à seulement 17 ans. Son engagement précoce dans cet art coïncide avec une période de service militaire au sein des troupes parachutistes. Cette formation exigeante a sans doute forgé la détermination qui le caractérisera tout au long de sa vie martiale.
Revenu à la vie civile, il devient rapidement une figure centrale de l'Aïkido en France. En 1968, il fonde et préside la ligue de Poitou-Charentes, d'abord sous l'égide de l'ACFA, puis de l'UNA, et enfin lors de la création de la FFAB en 1983, témoignant de son rôle actif dans la structuration nationale de l'Aïkido.
André Guillon Sensei fut un élève et ami de Maître TAMURA, figure emblématique de l'Aïkido en Europe. Nommé 6ème Dan, son expertise était reconnue au plus haut niveau. Son engagement ne se limitait pas à la pratique : il fut membre du comité directeur fédéral de la FFAB de 1997 à 2000, siégea au conseil de l'Aïkido et fut un membre respecté des jurys d'examen des grades Dan.
Son action locale fut tout aussi déterminante. Fondateur et directeur technique du Club Rochelais d'Aïkido Karaté, il a développé un dojo florissant, notamment aux côtés de son ami Christian Orny Sensei (5ème Dan). Il fut également le créateur du club d'Aytré, contribuant massivement à l'expansion de l'Aïkido dans toute la région Poitou-Charentes. À leur apogée au début des années 2000, le dojo de La Rochelle comptait environ 150 adhérents et celui d'Aytré près de 90, classant le Club Rochelais comme le 8ème club de la fédération en nombre de pratiquants en France.
André Guillon Sensei a formé de nombreux pratiquants, dont Michel Ponchart Sensei (4ème Dan), qui fut le premier véritable sensei d'Anthony Auneau, fondateur de Kanbukan Aïkido, pendant 13 ans.
André Guillon Sensei a également joué un rôle direct dans la formation d'Anthony Auneau et, plus tard, a apporté ses précieux conseils pour la création du dojo Kanbukan. Son héritage se perpétue ainsi à travers la pratique et la philosophie de cette nouvelle école.
Décédé le 3 octobre 2024, André Guillon Sensei a consacré plus de 65 ans de sa vie aux arts martiaux. Il repose désormais en Savoie, laissant derrière lui une contribution inestimable au monde de l'Aïkido.
Né à Osaka le 2 mars 1933, Nobuyoshi TAMURA, fils d'un maître de kendo découvre l’aïkido auprès du fondateur et devient son uchi-deshi (élève vivant auprès du maître).
Il reste ainsi au côté de maître UESHIBA pendant 11 ans.
Il arrive en France en 1964, suivant les traces d'autres élèves tel que Tadashi ABE, Mutsuro NAKAZANO et Masamichi NORO, venus implanter l’aïkido dans notre pays.
Il aide ainsi au développement de l’aïkido en France et dans le monde, notamment en aidant à la création de notre fédération - la FFAB (fédération d'aikido et de Budo) - en 1983 afin de garantir notre indépendance vis à vis du judo.
Nommé 8ème dan en 1975, maître TAMURA était reconnu pour son aïkido précis, direct et d'une extrême justesse qui touchait tous les pratiquants qui l'approchaient.
En 1992, le dojo Shumeïkan (dojo personnel de maître TAMURA) est crée à Bras, dans le Var afin de lui permettre de transmettre sa pratique en toute indépendance.
Ce fut un privilège pour l'Europe et plus particulièrement pour la France de bénéficier de son enseignement pendant plus de 40 ans.
Maître TAMURA s'éteint le 9 juillet 2010, à St-Maximin-la-Ste-Baume à l'âge de 77 ans après plusieurs décennies au service du Budo.